Ah, le doux rêve républicain ! Devenir Français, ce n’est pas seulement conjuguer le subjonctif imparfait ou aimer le camembert qui pue. C’est, en théorie, un parcours d’adhésion profonde à nos valeurs et à notre Histoire. Mais ça, c’était avant que le droit du sol ne se transforme en open bar administratif où l’on distribue la nationalité comme des bonbons un soir d’Halloween.
Aujourd’hui, le principe frôle l’absurde : tu poses un pied sur le pavé hexagonal entre deux contractions, et pouf, te voilà sur la rampe de lancement de la citoyenneté. Une loterie géographique où le hasard d’une naissance dans une maternité locale dispense royalement de savoir qui était Vercingétorix ou ce que pèse la laïcité.
Quand on brade les clés de la maison, tout le monde finit par s’installer en piétinant les parterres.
Pensé à l’origine pour assimiler, ce droit est devenu un formidable aspirateur à renoncements où l’intégration prend l’eau de toutes parts.
Pendant que d’autres nations exigent des examens de civisme rigoureux, la France pratique le self-service identitaire. On vient, on prend, et si par malheur on conteste nos lois, on vous brandit le bouclier du « pas d’amalgame ».
Alors, on fait quoi ? On continue de distribuer des passeports comme des tickets de tombola en espérant que la magie opère ? Ou l’on ose enfin supprimer ce dogme dépassé pour exiger un véritable droit du sang et du mérite ? Si la nationalité française reste un Kinder Surprise géant, la République finira par s’effondrer sous le poids de ses propres lâchetés.
Sujet plus que jamais d’actualité, très bien analysé… il faut oser , écrire, dire , dénoncer, souligner toutes les dérives , aberrations, malversations … merci de le faire…
Franchement, le débat mérite mieux que les éternels « pour ou contre les étrangers ». La vraie question, c’est : qu’est-ce qu’on considère comme suffisant pour devenir Français ? Être né ici, y avoir grandi, parler français et partager un minimum les valeurs du pays, ça me paraît déjà plus pertinent qu’un simple coup de tampon administratif. La nationalité, ce n’est pas un ticket de tombola : ça devrait être l’aboutissement d’une démarche volontaire et d’une réelle adhésion au pays.