Chasse : six mois à subir chiens et coups de fusil

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Le mois de septembre est bel et bien là. Pour le citoyen normal, c’est la rentrée, la baisse des températures et le retour au calme. Pour l’habitant de la campagne ou le simple amateur de balades en forêt, c’est l’ouverture des hostilités. C’est le grand retour de la barbarie institutionnalisée : la chasse.

Est-il seulement concevable, dans un pays prétendument civilisé, de tolérer qu’une minorité armée prenne en otage la moitié du territoire français pendant près de six mois de l’année ? De la mi-septembre jusqu’au mois de mars, nos bois, nos chemins et nos campagnes se transforment en zones de non-droit. Sans oublier la cerise sur le gâteau putride : la dérogation spéciale du 15 août, histoire de ne pas rater le coche de la canicule et de dégommer du gibier en short.

Le règne de la terreur en gilet fluo

Pendant six longs mois, la liberté de circuler s’arrête là où commence le caprice du viandard en gilet fluo.

  • La pollution sonore : Subir les aboiements hystériques des meutes de chiens dès l’aube.

  • L’angoisse sécuritaire : Sursauter à chaque coup de feu tiré à proximité immédiate des habitations.

  • Le folklore local : Croiser des individus avinés qui manipulent des armes de guerre avec la grâce d’un phacochère sous Lexomil.

Voilà la douce quiétude rurale qu’on nous impose !

Une mascarade protégée par les élites

Et pour quel résultat ? Une prétendue « régulation » qui ressemble surtout à un loisir de nostalgiques du Moyen Âge, subventionné et protégé par des politiques trop couards pour siffler la fin de la récréation. On en arrive à lâcher du faisan d’élevage lobotomisé la veille juste pour avoir la satisfaction pathétique d’appuyer sur la gâchette le lendemain.

Quand est-ce que nos chers dirigeants décideront d’arrêter cette pratique barbare, ou à tout le moins d’en revoir totalement la conception ? Le loisir des uns s’arrête là où commence la sécurité des autres. Il serait grand temps que les irresponsables qui nous gouvernent ouvrent enfin les yeux sur ce carnage permanent.

Sera-t-il un jour permis de se promener en forêt sans risquer de finir en tableau de chasse ?

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