Bienvenue en France, édition grand angle et fumigènes.
Si vous pensiez que le chaos était un concept réservé aux films post-apocalyptiques à petit budget, détrompez-vous : c’est désormais notre quotidien. D’un bout à l’autre du territoire, les manifestations ne se contentent plus de battre le pavé ; elles le démontent, l’envoient dans les vitrines et s’en servent pour redécorer le mobilier urbain.
Lentement mais sûrement, le paysage national prend une charmante teinte « fumée de pneu brûlé ». Et pendant ce temps, au sommet de l’État, on contemple l’incendie avec la sérénité d’un figurant sous tranquillisants.
1. Le grand concours de la mollesse institutionnelle
Face à l’embrasement généralisé, la riposte gouvernementale brille par sa constance : l’art de ne rien faire tout en ayant l’air extrêmement préoccupé.
Nos dirigeants ont troqué l’autorité républicaine contre un laxisme étendu au rang de philosophie d’État. Les réponses officielles s’enchaînent avec la régularité d’un métronome en panne :
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« Cellules de crise » d’urgence ;
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« Fermeté absolue » martelée devant les caméras ;
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Le fameux « appel au calme » — cette arme diplomatique redoutable dont l’efficacité n’a d’égale que celle d’un parapluie face à un tsunami.
Les consignes données aux forces de l’ordre semblent avoir été rédigées par des théoriciens du renoncement. Envoyés au front sans cap ni soutien, mal dirigés par un pouvoir aux abois, les policiers et gendarmes assistent, désemparés, à l’effritement de leur propre mission. On leur demande de contenir l’incontainable tout en leur liant les mains derrière le dos.
Résultat : une police qui perd pied, épuisée, contrainte de comptabiliser les projectiles reçus plutôt que de rétablir l’ordre.
2. L’art de la casse comme projet d’urbanisme
Pendant que les hautes instances peaufinent leurs communiqués de presse soporifiques, le terrain appartient aux professionnels du ravage. Les casseurs, galvanisés par cette absence totale de conséquences, rivalisent d’inventivité :
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Bâtiments publics vandalisés puis incendiés ;
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Commerces de proximité pillés en toute décontraction ;
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Mobiliers urbains pulvérisés sur la voie publique.
La facture s’allonge et la République régale.
La casse n’est plus un effondrement collatéral du débat social : c’est devenu un sport national en accès libre. On brûle une mairie pour protester, on pille un magasin d’électroménager pour exprimer une nuance politique, et on saccage la boulangerie du coin par pur civisme. La rue est transformée en buffet à volonté pour casseurs en manque d’adrénaline, le tout sous le regard bienveillant de la passivité d’État.
3. Jusqu’à quand la grande résignation ?
La vraie question n’est plus de savoir quel bâtiment officiel servira de combustible demain soir, mais jusqu’à quand les citoyens vont tolérer ce théâtre du grotesque.
Combien de temps faudra-t-il encore accepter que la lâcheté politique serve de doctrine de maintien de l’ordre ? La République ne s’effondre pas sous les coups d’une force imbattable ; elle s’effrite parce que ceux qui ont la charge de la défendre ont décidé de baisser les bras, trop occupés à préserver leurs éléments de langage.
💡 À retenir : La tolérance face au chaos n’est pas de la pédagogie, c’est de la capitulation.
Mais rassurons-nous : dès la semaine prochaine, une nouvelle commission d’enquête sera nommée. Le feu pourra continuer de brûler en toute tranquillité.
Tout est dit , on ne peut pas mieux analyser l’effondrement du pays et la capitulation du gvmt.
Ma question du jour : après ces événements insurrectionnels du 17 et 18 octobre , COMMENT peuvent-ils accepter de « préparer » la prochaine manif !!??
C’est comme s’ils donnaient un blanc-seing pour une « gue*rre civile officielle et encadrée » par les FDO ! Il n’y a plus de mots …
La « guerre civile officielle et encadrée », c’est en effet le sommet de l’absurde administratif français. On fixe la date, l’heure, le parcours de la manifestation et l’horaire de dispersion, tout en criant au grand soir. On est tombé dans une société du spectacle où la capitulation se négocie avec un tampon de la préfecture.
Un spectacle pathétique et désespérant !
La peur et le laxisme de gouvernants qui redoutent tant la généralisation des émeutes qu’ils préfèrent le « bordel » que le chaos !
Merci Macron …merci Macron ! (sur l’air de « merci patron » des Charlots) …
Ce n’est que le début braves gens. Imaginez ces jeunes, nés en France, quand il auront 30 ans.
Des violences sciemment encouragées par la meute factieuse dirigée par Jean-Luc Mélenchon, le candidat du parti de la guerre civile.
Je souhaiterais avoir l’avis de Bally Yamakokomoto
Soumission totale …
En effet ! Le monde entier a pu constater que la France est en guerre civile. Que l’état y est impuissant à garantir la sécurité, la protection de la propriété privée et de ses infrastructures. Les marchés devraient fortement sanctionner cette totale impuissance. Le fruit est mûr…
Nos politiques sont des lâches, des faibles, des incompétents…